La
Sauvagère
est située dans l'Orne, à l'est de la forêt d'Andaines,
proche de Bagnoles de l'Orne et de La Ferté Macé. Le bourg n’a pas
toujours eu l'aspect radieux qu'il a
aujoud'hui. Il était autrefois inabordable, car
accessible par des chemins creux impraticables. Seul le chemin
d’Alençon à
Vire, traversant plus au Nord le territoire, était une voie de
communication. Ce sont ces chemins impraticables que tant de
Sauvagériens portefaix, colporteurs ou voituriers ont
emprunté ! C'est par ces chemins que ces infatiguables
marcheurs ont connu d'autres horizons, et quitté leur berceau. En 1709,
la
paroisse compte 269 feux, et sa population culmine en 1808 avec 2 588
Sauvagériens dont 800 garçons, 1100 filles, 300 hommes, 300
femmes, 30 veufs, 38 veufs et 18 militaires. On remarque que les
garçons
émigrent alors que les filles restent en surnombre. Le territoire de La Sauvagère
est a été depuis amputé pour créer Saint Michel d'Andaines.
Il ne restait plus que 1 538 Silvagériens en 1878 et
623 en 1984 (INSEE). |
Baptême de l'Air Du ciel, le bocage bas-normand est splendide. Pour l'admirer, une solution
s'offre à vous : monter à bord d'une montgolfière. Mais mieux vaut ne pas avoir
le vertige pour cette balade. Première étape avant le départ : le gonflage de
l'immense ballon blanc orné d'une spirale tricolore. Muni d'un ventilateur,
Bernard, titulaire d'une licence de pilote de ballon libre, le remplit d'air
froid puis d'air chaud. C'est enfin le décollage tant attendu. Dans la nacelle,
vous vous sentez soudain aspiré par les nuages. A trois cents mètres
d'altitude, vous contemplez la beauté du paysage à une vitesse de trois
nœuds, soit six kilomètres à l'heure. Vous êtes guidé par le vent sans
savoir où il va vous porter. Vous survolez la forêt domaniale des Andaines. |
"Orne Montgolfières" 
| Il
n'est pas rare de croiser un envol de canards sauvages. Et si vous essayiez
maintenant de regarder ce qui se passe à terre ? Vous apercevez la faune
sauvage, un cerf ou une biche avec un peu de chance. Frôler les arbres,
ou bien changer subitement d'altitude, met du piment dans cette sortie peu
ordinaire. Il est temps d'atterrir. Bernard ouvre une soupape et l'air chaud se
libère. Le ballon se rapproche peu à peu de la terre ferme. Mais où allez-vous
vous poser ? Au beau milieu d'un champ, ou dans un jardin ? | | En quittant le bourg de La Sauvagère, empruntez la départementale 53. Vous
pédalez sur trois kilomètres dans une belle campagne avant d'arriver au
carrefour des Cinq-Routes. Ensuite, c'est le col du signal de Charlemagne qui
vous attend. Altitude : trois cent quarante-six mètres… Courage ! La
vue sur la forêt du mont d'Hère mérite un petit effort. Ce col avait
été choisi jadis comme point de référencement pour l'établissement de la carte
de l'état-major. Un mirador, aujourd'hui disparu, y fut édifié, dont
l'emplacement est marqué par une borne pyramidale de granite. On dit aussi que
ce col marque une ligne de partage entre les eaux de la Manche et celles de
l'Atlantique. | " Col du signal de Charlemagne " | Vous redescendez jusqu'au carrefour Joyeux où vous empruntez la
départementale 308 en direction du Ménil-de-Briouze. Après deux kilomètres, au
niveau des Petites-Roussières, tournez à droite vers Longuenoë. Vous
apercevez des maisons typiquement normandes en torchis. Après une
succession de virages, vous arrivez au village dénommé Charlemagne. Poursuivez
sur cette route longeant la forêt du mont d'Hère, retournez au carrefour des
Cinq-Routes et prenez à nouveau la départementale 53 pour le retour. | | | |
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