Avant la Révolution française, le bourg de Carrouges et Sainte Marguerite était une seule et même paroisse. Après celle-ci, lors de la constitution des communes, celle de Carrouges comprenait le bourg de Carrouges, nommé: "Carrouges-la-Montagne" et comprenait la paroisse de Sainte Marguerite qui resta le chef-lieu spirituel de la commune. Le 21 janvier 1792, la commune fut divisée en neuf
sections: Section A de Laubesnière" , Section B de la Normandière, Section C de la Grandière, Secteur D du Fay, Secteur E du Bourg de Carrouges , Section F du Chateau, Section G des Mièes , Section H du Boulay. Puis
en 1802, sur la demande du général Le Veneur, 1er maire de cette
commune et président du conseil départemental, la commune fut érigé en district (chef lieu de canton) et aussi en doyenné, donc distrait de la paroisse de Ste Marguerite qui ne fut plus qu'une
section de Carrouges où se situé l'église. Le président de cette nouvelle municipalité de Carrouges fut le Sieur Besniard. Seulement, il n'existait toujours pas
d'église au bourg de Carrouges, les habitants du bourg n'avaient à leur
disposition que l'église paroissiale de Ste Marguerite, l'église
des chanoines "Collégiale du château au Châpitre" et la chapelle de la
prison ( située place de l'ancienne mairie, en face de la ruelle aux
Riaux).
1822 : Le conseil donne avis favorable au voeu des habitants de Sainte Marguerite qui
réclament l'érection de leur section en commune, la division existant
déjà au spirituel, voeu renouvelé en 1835 mais ce n'est que le 12 juillet 1864 que le Préfet donne un avis favorable pour l'érection en commune de la section de Sainte Marguerite .
31 décembre 1866, sous Napoléon III :
Installation du conseil municipal de la nouvelle commune de Ste
Marguerite de Carrouges, distraite de l'ancienne commune de Carrouges et
érigée en commune distincte et séparée en vertu d'une loi du 13 juin
1866. Monsieur LEMIERE , ancien maire de Carrouges devient maire de Ste Marguerite . 
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Création de la paroisse de Carrouges Après le
Concordat, comme les gens du bourg avaient exprimé le désir de posséder avec une
église, un curé et un presbytère qui leur fussent propres et moins
éloignés que ceux de Sainte Marguerite ( distant de 2 kms ). Le14 juin 1802, le
conseil transmit ce voeu au Préfet et à l'Evêque qui l'approuvèrent
.  | Dés les premières démarches, la section de Sainte Marguerite s'alarma
de se voir dépouillée de son rôle de chef lieu spirituel de la commune et elle adressa à l'Evêque une énergique protestation contre les
prétentions des gens du bourg : "une poignée d'habitants situés à l'extrémité de la paroisse"
- Messidor An X ( 23 juin 1802) : Les habitants de Ste Marguerite adressent une supplique à l'évêque et demandent que leur église soit conservée: " Eglise belle, étendue non dévastée. Grand cimetière, bien enclos , non aliénés . Ancien presbytère avec beau jardin." La commune de Ste Marguerite compte plus
de 2000 âmes qui sont toujours demeurés constamment attachés à leur
religion. Le tranfert à Carrouges les priveraient grandement, le bourg ne
contient qu'une poignée de monde à l'extrémité de la commune et les chemins sont impraticables. De plus, la construction
d'une nouvelle église au bourg de Carrouges, coûterait au moins 40 000
frs pour satisfaire au 6 ème de la commune résidant au bourg." (environ 210 signatures )
Malgré cette âpre campagne, l'édification d'une nouvelle église se poursuit : On prit l'ancien
grenier à sel désaffecté ( pillé le 20 Juillet 1789), on
le décora d'un maître-autel provenant d'une église
désaffectée des environs. On y ajouta deux autels latéraux venant de la collégiale mais il était loin d'être en état de pouvoir servir
au culte et jusqu'en 1807, le 1er curé de Carrouges "Julien Guillouard" dut célébrer les offices à la Collégiale. |
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